Enjeux et opportunités du changement climatique pour l’économie ivoirienne

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La Côte d’Ivoire expérimente depuis les années 1970 de fortes variations climatiques. 70% des emplois des populations rurales, 24% de son PIB et 53% de ses exportations dépendent en grande partie de son climat et de son environnement, fortement impactés par le changement climatique.

Pour renforcer son leadership de l’économie verte en Afrique de l’ouest, de nombreuses barrières sont à lever pour changer les défis en opportunités.

Après ce résumé, vous trouverez le rapport de restitution de cette rencontre, ainsi que les liens permettant de consulter la restitution de chaque intervenant  

La 5ème Rencontre du REVE s’inscrit dans la perspective de Paris Climat 2015. Un programme dense qui aborde les principaux éléments sur le Changement climatique et l’Economie verte en Côte d’Ivoire. Cette Rencontre a permis d’aborder successivement 09 thématiques.

Dans leurs discours de bienvenue, les représentants de la CGECI et de la CCI-CI ont montré que le changement climatique est une réalité dont l’impact est fortement ressenti chaque jour un peu plus. Le secteur privé a donc été invité à transformer le risque en une opportunité de développement d’une économie verte.

Le représentant de l’Ambassadeur de France a rappelé la détermination de son pays, en sa qualité de présidente de la COP 21, à accompagner le secteur privé et public ivoirien dans sa recherche de solution d’adaptation aux effets du changement climatique. Lesquels sont de plus en plus perceptibles.

La représentante du Ministre de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable a montré que le changement climatique est un grand défi à la croissance et au développement durable dans les pays en développement, et spécifiquement en Côte d’Ivoire. Rechercher des solutions en termes d’adaptation et d’atténuation ouvre surtout des opportunités économiques à saisir.

Dr ABOUA Gustave a fait un tour d’horizon des causes et conséquences liées au changement climatique. Une menace qui impacte fortement les fondamentaux des économies des pays. C’est le lieu de promouvoir l’économie verte et autre énergie renouvelable pour garantir l’efficacité de lutte contre le changement climatique. Ce succès repose en grande partie sur une forte implication de l’Etat et du secteur privé.

Le coordonnateur du PNCC a développé la possibilité pour la Côte d’Ivoire de concilier sa croissance agricole et son exploitation forestière  avec la préservation de son couvert forestier.  Avec l’aide financière et technique de partenaires au développement, des programmes et projets sont mises en œuvre pour un environnement favorable au développement durable.

Le PNUD Côte d’Ivoire a décliné des appuis apportés au secteur privé et à l’Etat ivoirien dans leur démarche d’identification de projets en faveur de la résilience climatique et du développement durable. A quelques mois de la conférence mondiale sur le climat à Paris (COP 21), il a rappelé l’aide à la Côte d’Ivoire pour l’aider à préparer sa participation et à élaborer sa position.

L’AFD a relevé des défis du changement climatique pour la Côte d’Ivoire inscrits en termes de réalisation d’un meilleur plan de gestion du développement territorial, d’un nouveau plan de gestion agricole et d’un partenariat public privé (PPP). L’institution financière s’est réjouie de la volonté du gouvernement de renverser la tendance et de ramener le couvert forestier dans une proportion requise. Non sans mentionner l’aide financière apportée aux ONG et à l’Etat à travers une grille d’analyse environnement.

Le Directeur de l’Economie Verte et RSE a ressorti les défis et contraintes à la transition vers une économie verte. Il s’agit entre autres de l’adaptation au changement climatique, de l’amélioration du cadre d’investissement sur le développement durable et d’une politique d’encouragement aux subventions environnementales.

Le Directeur chargé de missions du groupe Eranove a donné de comprendre que la Côte d’Ivoire souffre d’une baisse d’exploitation de l’énergie par les barrages. La justification est à voir du côté d’une pluviométrie basse due aux effets du changement climatique. Cela entraine également une incapacité à mettre à disposition les ressources en eau. La solution est à rechercher dans la production durable d’eau et d’électricité ; consommation durable aux moyens des TIC ; etc.

Le Directeur pays de la Word Cocoa Foundation a montré que des innovations et bonnes pratiques existent et sont mises en œuvre pour accroitre la production du cacao sans toutefois mettre à mal le patrimoine forestier. Des stratégies inter-Etats sont aussi développées pour une cacaoculture durable et respectueuse de l’environnement.  

Le Représentant Résident de la FAO a mis en exergue la problématique de la gestion des services écosystémiques aquatiques. La mauvaise gouvernance de ces ressources halieutiques amenuise les efforts en faveur de la sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté. Plusieurs initiatives sont développées tant en privé qu’au niveau des Etats pour lutter contre la dégradation de l’environnement, de la  perte de biodiversité et l’utilisation non durable des ressources aquatiques.

Vous pouvez consulter ci-dessous le Rapport de Restitution de cette rencontre

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