La CCI interpelle sur le risque de dégradation du couvert forestier ivoirien

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La Chambre met en évidence la menace réelle qui pèse sur l’économie de l’exploitation forestière. Pour une santé durable du secteur forestier, des recommandations sont formulées la reprise en main des forêts classées ; promotion de la foresterie privée ; lutte contre le bois illégal…

Cette 7ème Rencontre pour l’économie verte et l’environnement de Côte d’Ivoire (REVE) s’est tenue à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, le 12 mai 2016 sur le thème " L’Economie  forestière ivoirienne, Etat des lieux et perspectives pour une transition verte".

Après le résumé de cette intervention, vous pourrez télécharger la présentation de la CCI-CI et/ou consulter la vidéo de son intervention.

Au nom de M. DJIBO Nicolas, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), M. MAGUIRAGA Bakary a prononcé le mot de bienvenue à l’assistance.

Il a rappelé le rôle et la mission de la Chambre qui sont notamment, et dans le contexte de cette rencontre, d’accompagner les acteurs pour une bonne gouvernance du secteur forestier, et de multiplier les actions de sensibilisation en faveur de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique.

Constat. De la situation forestière ivoirienne, il a fait un état des lieux: « Le couvert forestier ivoirien est constitué du domaine forestier rural (80%) et du domaine permanent (20%) de l’Etat composé des forêts classées, des parcs nationaux et réserves. Il est passé de 12 millions d’hectares en 1960 à moins de 2,802 millions d’hectares depuis 2007 (…) La dégradation des forêts se poursuit à un rythme inquiétant du fait notamment : de l’exploitation abusive des ressources forestières à des fins de production de bois d’œuvre, de bois de chauffe et de charbon de bois ; de l’agriculture extensive et l’élevage itinérant ; des déclassements inappropriés et des infiltrations clandestines dans les forêts classées, parcs nationaux et réserves ; de la chute du reboisement ; de l’urbanisation galopante non maitrisée; des feux de brousse ; de la pression démographique. Et bientôt de l’exploitation minière à grande échelle».

Une des conséquences majeures est la baisse drastique en approvisionnement en bois d’œuvre (- 42% en 2009 et – 37% en 2010). Cette raréfaction de la matière première entrainant la fermeture ou la mise en repos de plusieurs sites industriels.

Un tableau indiquant la menace réelle qui pèse sur l’économie de l’exploitation forestière. A cela, est associé en grande partie l’état essentiellement informel du secteur. Pour un chiffre d’affaires de 400 milliards FCFA au minimum pour le secteur bois en 2011, il a relevé que les trois quarts échappaient au contrôle de l’Etat et donc de l’impôt.

Perspectives. Pour donner une santé durable au secteur forestier, M. MAGUIRAGA a formulé des pistes de réflexion et des recommandations. Il a appelé à une volonté politique forte devant se concrétiser par : « la reprise en main des forêts classées ; le renforcement des capacités de gestion et de contrôle des structures en charge de l’environnement et des forêts ; la lutte contre le bois illégal ; la prise des décrets et arrêtés d’application des textes réglementaires déjà existants et leur mise en œuvre effective pour une meilleure gouvernance du secteur ; la relance de la recherche forestière, indispensable à l’amélioration de la filière, la promotion de la foresterie privée…».

Visionnez la présentation de la CCI-CI

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