Pour une amélioration du transport urbain en Côte d’Ivoire

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Après ce résumé, vous trouverez le rapport intégral de la Banque Mondiale

Ce 8ème rapport de la Banque Mondiale sur la situation économique en Côte d’Ivoire « QUE LA ROUTE SOIT BONNE, Améliorer la mobilité urbaine à Abidjan » plaide pour une prise de conscience collective et urgente de la problématique de la mobilité urbaine. Cet ouvrage de 64 pages montre qu’une amélioration de la mobilité à Abidjan de l’ordre de 20 % pourrait accroître la croissance économique du pays d’au moins 1%, avec des gains proportionnellement plus élevés pour les plus démunis. Cette amélioration produirait aussi des effets multiplicateurs sur les secteurs productifs ainsi que l’emploi dans la durée.

Constat. D’énormes difficultés de mobilité sont enregistrées dans la ville d’Abidjan. Elles tiennent aux déficiences des infrastructures de transport ; la quasi-absence de transport public, et une distribution inégale des voies sur le territoire et qui se dégradent rapidement ; au manque de respect des règles, avec un nombre élevé d’infractions au Code de la route rarement sanctionnées. De nombreux véhicules rejettent également plus d’huile que d’essence dans l’atmosphère malgré l’inspection annuelle imposée par les autorités. C’est dire parfois des défaillances de gouvernance et une fragmentation des responsabilités.

Perspectives. La Côte d’Ivoire pourrait s’inspirer de la démarche suivie par d’autres villes :

  • Formuler une vision du transport urbain qui s’inscrive dans le plan d’aménagement global du territoire, au sein mais aussi autour de l’agglomération abidjanaise. Cette vision doit s’appuyer sur un cadre institutionnel permettant une prise de décisions coordonnées et rationnelles des différents acteurs impliqués dans les problématiques d’organisation, etc.
  • Intégrer efficacement le système de transport. Les ménages comme les entreprises doivent pouvoir utiliser plusieurs moyens de transport en fonction de leur trajet, de leur budget, de la distance ou de l’urgence. Ce qui implique une augmentation de l’offre de transport de masses sur les principaux corridors afin de répondre à la demande croissante et de proposer des tarifs raisonnables. Les projets de lignes de métro sur l’axe Est-Ouest seront déterminants à cet égard.
  • Encourager l’utilisation des nouvelles technologies qui donneront forme à la ville de demain. Cela permettra d’optimiser les déplacements au sein de la ville d’Abidjan sans aggraver son bilan carbone. La gestion des flux de personnes et de marchandises peut être améliorée en temps réel par l’usage de capteurs électroniques, qui permettraient aux autorités de gérer la circulation sur les voies et d’optimiser les emplacements stratégiques pour les parkings…

 

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